Retour de la collecte de rue de La guignolée des médias dans la plupart des régions du Québec, le jeudi 2 décembre

L'augmentation du coût de la vie sera au cœur de sa 21e édition

 

Montréal, le 24 novembre 2021 – Parce que le coût de la vie et que la facture d'épicerie continuent de monter en flèche et que le nombre de Québécois souffrant d'insécurité alimentaire est toujours trop élevé, La guignolée des médias reste essentielle. La 21e édition se déroulera pendant cinq semaines, du 29 novembre au 31 décembre.

Après une pause l'an dernier, la collecte de rue sera de retour le jeudi 2 décembre dans la plupart des régions du Québec. Dans la grande région montréalaise, le déploiement de cette journée de solidarité s'étendra sur près de 70 points de collecte (île de Montréal, Laurentides, Laval et Longueuil). Vous pourrez y donner un montant de votre choix ou des denrées alimentaires non périssables dans l'atmosphère festive propre à l'événement.
 

Dix porte-paroles engagés et actifs

Les porte-paroles sont les comédiennes Sophie Cadieux, Salomé Corbo et Geneviève Schmidt, les humoristes Mario Jean et Matthieu Pepper, l'illusionniste Luc Langevin, l'animatrice/conférencière Josée Lavigueur, l'animateur Pascal Morrissette, le comédien Félix-Antoine Tremblay et l'animatrice Anne-Marie Withenshaw. Pendant toute la durée de la campagne, ils seront actifs dans les réseaux sociaux. Question de bien se préparer, ils ont participé, le 24 novembre, à une activité de sensibilisation animée par Arnaud Granata, président d'Infopresse, au cours de laquelle ils ont constaté l'ampleur de l'insécurité alimentaire actuelle. Nous les remercions de leur générosité et du temps qu'ils consacrent à notre cause.
 

Où et comment donner?

Plus de 340 succursales Jean Coutu au Québec et 200 magasins Maxi et Provigo accepteront les dons en denrées alimentaires non périssables et en argent. Il sera aussi possible de verser un don à guignolee.ca ou de texter NOEL au 20222 pour un don de 10 $.
 

25 raisons de donner

Les hausses significatives et constantes du coût de la vie (épicerie, chauffage, loyers, etc.) fragilisent des familles entières, les forçant à recourir aux comptoirs d'aide. Cette situation dramatique risque de s'amplifier et d'empêcher encore plus de Québécois de s'alimenter, comme en témoigne l'actualité inquiétante rapportée par divers médias ces derniers mois :

1 – « Le visage de la précarité a changé. Les jeunes sont plus nombreux à cogner à notre porte. Il y a un gros changement; ça a diminué. C'est rendu beaucoup de monde en bas de 35 ans. Avant, c'était le contraire. » – Pierre Gravel, directeur général du comptoir d'aide alimentaire La Bouchée généreuse, de Québec, 20 novembre 2021.

2 – « Les banques alimentaires du pays ont connu une hausse d'achalandage jamais vue depuis longtemps cette année. 1,3 million de Canadiens ont visité une banque alimentaire en mars dernier, une augmentation de 20% par rapport à mars 2019. C'est la hausse la plus marquée depuis la récession de 2008. » – Banque alimentaire Canada, 2 novembre 2021

3 – « Banques alimentaires Canada anticipe une nouvelle augmentation des visites cette année. Selon un rapport, les perturbations économiques actuelles risquent d'augmenter le nombre de visiteurs des banques alimentaires au pays dans les mois à venir. » – Banque alimentaire Canada, 2 novembre 2021

4 – « La faim continue de gagner du terrain au Québec, au point où même des gens en emploi ont parfois besoin d'un peu d'aide pour ne pas aller au lit le ventre vide. » – Banques alimentaires du Québec/Bilan-Faim 2021, 28 octobre 2021

5 – « Le réseau des Banques alimentaires du Québec a aidé 21,6% plus de personnes en 2021 qu'en 2019. On note une augmentation significative de 37% de la distribution de paniers de provisions. Le nombre de personnes en emploi qui ont recours aux banques alimentaires a bondi de 40%. » – Banques alimentaires du Québec/Bilan-Faim 2021, 28 octobre 2021

6 – « Même les gens avec un emploi et actifs n'arrivent pas à vaincre l'insécurité alimentaire. » – Martin Munger, directeur général de Banques alimentaires du Québec, 28 octobre 2021

7 – « Un peu moins du tiers des participants à l'étude Bilan-Faim 2021 ont recouru à une aide alimentaire parce qu'ils ne parvenaient pas à couvrir certaines dépenses de base ou que leur rémunération ne leur permettait pas de s'alimenter convenablement. » – Banques alimentaires du Québec/Bilan-Faim 2021, 28 octobre 2021

8 – « En mars 2021, 21,6% plus de personnes fréquentaient les banques alimentaires. Donc, plus de 600 000 Québécois se tournent chaque mois vers les banques alimentaires du Québec. » – Martin Munger, directeur général de Banques alimentaires du Québec, 28 octobre 2021

9 – « Plusieurs personnes n'ont pas suffisamment d'argent pour se nourrir convenablement ou pour nourrir convenablement leur famille. Elles doivent faire des choix. Et comme l'alimentation représente une dépense "compressible" quand on la compare au logement, par exemple, ce sera souvent la nourriture qui écopera quand les fins de mois sont plus serrées. » – Martin Munger, directeur général de Banques alimentaires du Québec, 28 octobre 2021

10 – « Pour bien des gens et leurs familles, l'épicerie coûte autant, sinon plus cher que leur loyer ou leur remboursement hypothécaire mensuel. » – Jonathan Brisebois-Lépine, diplômé en travail social, 24 octobre 2021

11 – « Je n'ose imaginer l'effet destructeur de cette hausse en alimentation pour les familles aux revenus plus modestes et dont les salaires ne progressent pas au rythme débilitant de la flambée locative, de l'explosion du prix des maisons, et du prix de l'essence à un niveau record. » – Jonathan Brisebois-Lépine, diplômé en travail social, 24 octobre 2021

12 – « D'honnêtes travailleurs dans différents domaines de notre société ne réussissent même plus à assurer les besoins minimums de leur famille. » – Jonathan Brisebois-Lépine, diplômé en travail social, 24 octobre 2021

13 – « L'Indice des prix à la consommation, qui vient d'atteindre la barre des 5,1% pour la première fois en 30 ans, grève le budget des Québécois pris à devoir payer plus cher leurs aliments. » – Benoit Durocher, économiste principal de Desjardins, 21 octobre 2021

14 – « Essence (+34,9%), voitures (+6,3%), porc (+10,4%)... les prix explosent de partout, ce qui vient saigner le budget de nombreux ménages pris de court. » – Benoît Durocher, économiste principal de Desjardins, 21 octobre 2021

15 – « Le pire s'en vient. Les prix vont continuer à augmenter jusqu'au milieu de l'hiver. » – Sylvain Charlebois, directeur du Laboratoire de recherche en sciences analytiques agroalimentaires de l'Université Dalhousie, 21 octobre 2021

16 – « Une famille avec des revenus de 50 000$ aura 2300$ de moins dans ses poches à la fin de l'année. Faire l'épicerie coûte beaucoup plus cher qu'il y a un an. Le prix du blé a augmenté de 30% durant cette période, alors que celui du sucre est en hausse de 40%. L'avoine coûte quant à elle 127% plus qu'à pareille date l'an dernier, alors que le coût du café a doublé en un an. » – Pierre-Olivier Zappa, journaliste économique, 15 et 21 octobre 2021

17 – « Hausse des coûts de l'énergie, du transport, des grains, de la main-d'œuvre... les quatre ingrédients de la recette inflationniste en alimentation sont là. » – Charles-Félix Ross, directeur général de l'Union des producteurs agricoles, 21 octobre 2021

18 – « Les consommateurs se retrouvent contraints de modifier leurs habitudes. Le prix des viandes, en particulier, a bondi, augmentant à son rythme annuel le plus rapide depuis avril 2015. Le bœuf est 15% plus cher qu'en janvier dernier, le bacon et le poulet ont récemment augmenté de plus de 10%. » – Sylvain Charlebois, directeur du Laboratoire de recherche en sciences analytiques agroalimentaires de l'Université Dalhousie, 21 octobre 2021

19 – « Des gens habitués à donner de l'argent aux organismes sont maintenant des bénéficiaires. On n'a jamais vu une situation aussi inquiétante. Les demandes d'aide augmentent de façon exponentielle. » – Anne-Marie Éthier, directrice générale adjointe de l'organisme Regroupement Partage, 21 octobre 2021

20 – « Du café au sucre, en passant par l'avoine, le pain, le lait et le sel... aucune catégorie n'est épargnée par la flambée des prix. » – Pierre-Olivier Zappa, journaliste économique, 15 octobre 2021

21 – « Les consommateurs voient que leur facture d'épicerie grimpe petit à petit : 1$ par-ci, 50¢ par-là. 86% des Canadiens observent que le prix des aliments est plus élevé qu'il y a six mois. » – Sylvain Charlebois, directeur du Laboratoire de recherche en sciences analytiques agroalimentaires de l'Université Dalhousie, 29 septembre 2021

22 – « Les prix de la viande ont augmenté de 10% en six mois, une situation qui a incité près de la moitié des Canadiens à réduire la quantité de viande qu'ils achètent. » – Enquête du laboratoire d'analyse agroalimentaire de l'Université Dalhousie, 29 septembre 2021

23 – « Les viandes, les fruits, les légumes, les céréales, tout augmente. Le prix du bœuf, le prix du porc, le prix du poulet, tout augmente de façon sensible. » – François Gagnon, journaliste économique, 19 septembre 2021

24 – « Les premières données de notre étude Parcours* démontrent que presque la moitié des gens qui se tournent vers l'aide alimentaire attendent essentiellement d'avoir le dos au mur, au point de devoir se priver de nourriture pendant une journée entière, avant de demander de l'aide. Et contrairement à plusieurs idées préconçues, les demandeurs d'aide alimentaire pour la première fois ne sont pas inactifs : la moitié travaillent, recherchent un emploi ou étudient. » (* étude longitudinale qui suit la trajectoire de 1000 nouveaux utilisateurs d'organismes d'aide alimentaire) – Geneviève Mercille, professeure adjointe et chercheuse du département de nutrition de l'Université de Montréal, 18 novembre 2021

25 – « Malgré la reprise des activités commerciales des derniers mois, la proportion des ménages en situation d'insécurité alimentaire demeure élevée au Québec. Son niveau de sévérité a même augmenté depuis un an, ce qui montre que la situation financière de nombreux ménages ne s'améliore pas. Avec les hausses importantes des coûts du logement, des aliments et en transport, alors qu'on doit commencer à chauffer nos maisons, de nombreux ménages n'auront d'autre option que de recourir à l'aide alimentaire d'urgence. » – Geneviève Mercille, professeure adjointe et chercheuse du département de nutrition de l'Université de Montréal, 18 novembre 2021
 

Aider tout de suite et pour plus tard

La pandémie a touché plusieurs milliers d'entre nous, et son impact néfaste se fera sentir longtemps. La guignolée des médias sollicite donc votre générosité. Seule cause organisée et soutenue par une centaine de médias du Québec, elle a récolté au-delà de 49 millions$ et le tout a été distribué à plus de 100 organismes bénéficiaires, dont, à Montréal, Moisson Montréal, Jeunesse au Soleil et la Société de Saint-Vincent de Paul.
 

Une campagne de pub qui frappe

Personne n'aime rester sur sa faim. C'est pourtant ce que vivent les Québécois exposés à la toute dernière campagne de La guignolée des médias. Conçue par l'agence Bleublancrouge, l'offensive présente des messages interrompus au moment crucial afin de sensibiliser les gens à l'insécurité alimentaire.

En télé, un truc de magie de Luc Langevin, un fou rire de Geneviève Schmidt et un message de Rita Baga se voient coupés dans leur élan. En radio, c'est une nouvelle de dernière heure et une manchette sportive qui sont interrompues. « Rester sur sa faim parce qu'on n'a rien à manger, c'est difficile à vivre. On a voulu recréer ce sentiment chez le public en utilisant la nourriture de l'âme par excellence : le divertissement, le potin, ou encore la nouvelle » explique Sébastien Rivest, directeur de création exécutif de Bleublancrouge.

De l'affichage, des bannières web et des publications sur les médias sociaux complètent la campagne. On peut y lire le thème, Personne ne devrait rester sur sa faim..., dont les points de suspension formés par des petits pois se retrouvent dans une assiette vide. « Ce visuel dit tout. C'est ça, l'insécurité alimentaire : ne pas savoir ce qui va se retrouver dans son assiette au prochain repas, raconte France Wong, vice-présidente et directrice générale de Bleublancrouge. Cette cause touche particulièrement notre équipe, et nous sommes très fiers de collaborer avec La guignolée des médias. »
 

Hologramme (Clément Leduc)

Un volet dans les médias sociaux est aussi déployé. À cette occasion, l'artiste Hologramme a offert gratuitement sa musique de son nouvel album CIEL. « Chaque temps des Fêtes de mon enfance commençait dans la boîte enneigée d'une camionnette, à faire le tour du voisinage afin de collecter des denrées non périssables pour La guignolée, dit Clément Leduc. J'ai eu la chance d'être engagé dans la communauté dès un jeune âge et je suis très reconnaissant de m'être fait transmettre ces valeurs par mes parents. Je suis vraiment fier et honoré de m'associer à La guignolée des médias et de donner ma musique pour la cause. »
 

À propos de La guignolée des médias

Depuis sa naissance en 2001, La guignolée des médias a récolté au-delà de 49 millions $ et des milliers de kilos de denrées au bénéfice de plusieurs dizaines d'organismes et de comptoirs d'aide alimentaire d'ici. L'opération est tenue pendant les Fêtes, mais aussi lorsque la situation économique fragile l'exige, comme le démontre la somme de 1,2 million $ récoltée au printemps 2020 lors d'une opération spéciale mise sur pied au début de la pandémie.
 

Informations supplémentaires et pièces publicitaires disponibles

guignolee.ca
 

Relations médias

France Gaignard
514 616-7705
france@francegaignard.ca
Denise Deveau
514 953- 9889
denise.deveau@180deux.ca
Isabelle Fafard
514 865-8157
isabelle.fafard@180deux.ca
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